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Fin du régime en Iran et pétrole en feu : ces prophéties qui annonçaient le chaos de mars 2026

Par Philippe Loneux |
Une raffinerie de pétrole iranienne en feu, avec le port et des destroyers américains au loin sous une fumée noire épaisse. Au premier plan, un bateau de patrouille iranien en feu. Image d'illustration sur le thème de la guerre en Iran et des prophéties de 2026.

Le 28 février 2026, à l’aube, des frappes américano-israéliennes ont détruit la résidence du Guide suprême iranien à Téhéran. Ali Khamenei a été tué à 86 ans, après plus de 36 ans à la tête de la République islamique. Son épouse, sa fille, son gendre et sa petite-fille de 14 mois sont morts dans la même attaque. Son fils Mojtaba a été désigné successeur par l’Assemblée des experts, mais il aurait été blessé lors du même raid et n’est pas apparu en public depuis.

En onze jours, le Moyen-Orient a basculé dans une guerre ouverte. Une vingtaine de navires commerciaux ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz ou à proximité. Le prix du baril de Brent a flambé dès le lundi 2 mars. Le prix du kérosène est passé de 85-90 dollars à 150-200 dollars le baril. Les Gardiens de la Révolution ont menacé de cibler les sites pétroliers de la région, ajoutant : « Et si vous pouvez supporter un pétrole à plus de 200 dollars le baril, continuez ce jeu. »

Voilà pour les faits. Maintenant, la question que des millions de gens posent aux moteurs de recherche depuis le 28 février : quelqu’un avait-il vu ça venir ?

Ce que les voyants avaient dit avant le 28 février

Plusieurs médiums et praticiens de la voyance avaient publié des prédictions pour 2026 bien avant le déclenchement des hostilités. Leurs textes, datés de fin 2025, méritent d’être relus à la lumière des événements.

Le médium Nicolas Duquerroy, dans ses prédictions publiées en décembre 2025, avait tiré la carte de la Maison Dieu, une lame du tarot de Marseille qui représente une tour frappée par la foudre, d’où des personnages tombent. Il annonçait que les tensions politiques referaient très vite surface, avec des rapports de force plus visibles et des décisions qui diviseraient. Il voyait sur le plan international des tensions qui continueraient d’alimenter un climat d’inquiétude et d’instabilité.

Le médium Didier Doryan, interrogé par Objectif Gard en janvier 2026, avait été plus direct. Il évoquait des possibilités d’accrochages et de conflits internationaux en lien avec des éclipses lunaires et solaires, et mentionnait la date du 3 mars 2026, soit trois jours après le début des frappes.

Le site Jimini, plateforme de voyance en ligne, avait publié un panorama pour la France en 2026 où il décrivait des changements parfois brusques et douloureux, avec des pressions conjointes de crises politiques, économiques, sociales et environnementales.

Aucun de ces textes ne mentionne l’Iran par son nom. Aucun ne cite Khamenei. Aucun ne décrit des frappes. Les prédictions restent générales : « tensions internationales », « climat d’instabilité », « conflits ». Des mots qui auraient pu s’appliquer à n’importe quelle année depuis 2020. Certains parallèles pour le moins surprenants apparaissent entre l’actualité iranienne et les visions de médiums renommés. Nous avons d’ailleurs exploré ces prédictions troublantes dans notre dossier consacré aux prophéties sur la guerre en Iran.

Mais la Maison Dieu de Duquerroy, cette tour foudroyée publiée trois mois avant la destruction de la résidence du Guide suprême, frappe l’imagination. Le tarot ne nomme pas. Il montre des images. Et cette image-là résonne avec une précision visuelle qui dépasse le cadre habituel des prédictions vagues.

Nostradamus et la guerre venue de l’Orient

Le quatrain le plus souvent cité depuis le 28 février est le I-9 des Centuries :

« La guerre viendra de l’Orient, Où feu et fumée couvriront les cieux. »

Ce vers est régulièrement relu en lien avec les tensions au Moyen-Orient, mais Nostradamus ne donne ni date ni scénario détaillé. La prudence s’impose : chaque conflit dans cette zone depuis 1973 a été raccroché à ce même quatrain. La guerre du Golfe en 1991, l’invasion de l’Irak en 2003, la guerre civile syrienne, et maintenant les frappes sur l’Iran.

Ce qui change en 2026, c’est l’ampleur. Des frappes sur des dépôts pétroliers à Téhéran ont plongé la capitale dans l’obscurité, une épaisse fumée noire recouvrant la ville au matin. « Feu et fumée couvriront les cieux » : il faut reconnaître que l’image colle. Pour autant, la correspondance entre un quatrain écrit en 1555 et un événement de 2026 ne prouve rien. Elle illustre la mécanique du biais de confirmation que nous avons analysée dans notre article sur les prophéties de Nostradamus qui se sont réellement produites : on retient le vers qui correspond, on oublie les centaines qui ne correspondent à rien.

L’analyse des dix prophéties de Nostradamus pour 2026 que nous avions publiée en décembre dernier prenait déjà en compte ce risque géopolitique. Le quatrain sur Mars en dominance y était présenté comme un avertissement sur la fragilité de l’équilibre au Moyen-Orient. Trois mois plus tard, l’équilibre s’est rompu.

Le détroit d’Ormuz : le verrou que tout le monde voyait

Pas besoin de tarot pour identifier le risque d’Ormuz. Depuis des années, les analystes énergétiques, les stratèges militaires et les assureurs maritimes désignaient ce passage de 39 kilomètres de large comme le point de vulnérabilité numéro un du marché pétrolier mondial. 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitaient par ce détroit.

Le scénario de la fermeture d’Ormuz existait dans tous les war games du Pentagone, dans tous les rapports de l’Agence internationale de l’énergie, dans toutes les modélisations de risque des courtiers en énergie. Ce n’était pas une prophétie. C’était une certitude conditionnelle : si conflit ouvert avec l’Iran, Ormuz ferme, le pétrole flambe, les économies occidentales souffrent.

L’AIE a convoqué une réunion extraordinaire à Paris pour évaluer la sécurité d’approvisionnement et envisager un recours aux stocks stratégiques. Le ministre américain de l’Énergie Chris Wright a affirmé que les perturbations ne dureraient « au pire que quelques semaines ». Mais les marchés, eux, n’attendent pas les « quelques semaines ». Ils réagissent à la seconde.

Ce que les prophéties ne disent pas (et que les chiffres crient)

Les voyants parlent d’instabilité et de tensions. Les chiffres racontent une autre histoire, plus brutale.

Les Bourses européennes ont chuté dès le lundi 2 mars : Paris de 2,36 %, Francfort de 2,29 %, Londres de 0,93 %. Les compagnies aériennes ont suspendu leurs prévisions financières. Les routes aériennes du Moyen-Orient sont fermées ou déviées. L’espace aérien de la région est un chaos de no-fly zones et de corridors d’urgence.

La distribution de carburant à Téhéran a été interrompue après les frappes sur les dépôts pétroliers. Les habitants de la capitale iranienne se sont réveillés dans le noir, la fumée des raffineries bloquant la lumière du jour.

Pour les Européens, la conséquence la plus immédiate est la hausse des prix de l’énergie. Le gaz, déjà sous tension depuis la réduction des livraisons russes, subit une nouvelle secousse avec la perturbation des flux de GNL qatari, qui transitaient aussi par la zone de conflit. Le spectre de l’hiver 2022 revient : factures en hausse, industrie sous pression, pouvoir d’achat en chute.

Le vrai pouvoir des prophéties en temps de crise

La question n’est pas de savoir si Nostradamus avait « vu » la guerre en Iran. La question est de comprendre pourquoi, à chaque crise, des millions de personnes se tournent vers des textes vieux de cinq siècles plutôt que vers les rapports de l’AIE ou les analyses du SIPRI.

La réponse tient en un mot : le sens. Un rapport d’analyste explique comment le prix du baril augmente. Une prophétie explique pourquoi. Ou du moins, elle donne l’impression de le faire. Elle inscrit le chaos dans un récit plus large, où les événements ne sont pas aléatoires mais répondent à un plan, une logique, un dessein. Le monde devient lisible. La souffrance devient explicable. Le futur, même sombre, devient anticipable.

C’est le même mécanisme qui pousse les gens à chercher du sens dans les synchronicités ou à relire les prophéties à la lumière de chaque événement. Le besoin de cohérence narrative est un trait humain profond, et les prophéties, qu’elles soient vraies ou fausses, remplissent ce besoin avec une efficacité que les analyses géopolitiques n’atteindront jamais.

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Jusqu’où ça va aller ?

Personne ne le sait. Les voyants ne le savent pas. Les analystes ne le savent pas. Les gouvernements ne le savent pas.

Ce qu’on sait : Trump a prévenu qu’il y aurait des conséquences militaires sans précédent si l’Iran minait le détroit d’Ormuz. L’Iran continue de tirer des missiles sur Israël et les pays du Golfe. Mojtaba Khamenei, le nouveau Guide suprême, serait blessé et n’est pas apparu publiquement. Le pouvoir iranien repose sur un triumvirat de transition dont la cohésion est inconnue.

Le scénario optimiste : un cessez-le-feu rapide, une réouverture d’Ormuz, un reflux des prix en quelques semaines. Le scénario pessimiste : un enlisement, un minage du détroit, un pétrole durablement au-dessus de 120 dollars, une récession européenne. Le scénario catastrophe : une escalade vers un conflit régional impliquant l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Russie.

Les prophéties, elles, ne distinguent pas les scénarios. Elles parlent de « feu », de « fumée », de « guerre venue de l’Orient ». Des mots qui s’appliquent aussi bien à la situation du 11 mars 2026 qu’à celle de n’importe quel conflit depuis Sumer. C’est leur force et leur faiblesse : elles captent l’air du temps sans jamais fournir de calendrier.

La seule prophétie qui se réalise toujours, c’est celle-ci : quand le monde brûle, les humains cherchent quelqu’un qui avait prédit l’incendie. Et ils le trouvent toujours.

Sources : Franceinfo, 8 mars 2026 ; Le Temps, 11 mars 2026 ; CNEWS, 2 mars 2026 ; RTBF, 1er mars 2026 ; RTS, mars 2026 ; Radio-Canada, 1er mars 2026 ; Wikipédia, « Mort d’Ali Khamenei » ; Nicolas Duquerroy, Prédictions de Voyance 2026 ; Didier Doryan, Objectif Gard, janvier 2026.

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À propos de l’auteur Chroniqueur spécialisé en histoire des croyances et symbolisme, explore les frontières du visible. Il décrypte aussi bien les traditions religieuses que les phénomènes ésotériques et les grands mystères, en cherchant toujours le sens caché sous le prisme de l’analyse historique.

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